17. Albanie

 


1. Une autoroute hors du commun
2. L’hospitalité Albanaise
3. Une route dans les montagnes
4. Peshkopi

1. Une autoroute hors du commun


Nous venons de quitter la plaine du Kosovo et devant nous se dressent les montagnes : l’Albanie ! Sur notre carte figure une route qui mène jusqu’à Kukës et en pointillé, à coté de cette route, une autoroute en construction. En réalité, il y a seulement une autoroute sur laquelle nous roulons depuis quelques kilomètres. Heureusement les voitures sont rares et les quelques flics que nous avons croisés nous ont poliment salués. Dans les champs nous apercevons beaucoup de bunkers et parfois des épaves de voitures ou de bus…

Into the Wild?

Cette autoroute s’inscrit dans le paysage comme une grande cicatrice, elle passe au cœur des villages et découpe même des cimetières en deux ! Nous n’en croyons pas nos yeux lorsque nous voyons des gens tranquillement traverser l’autoroute avec des ânes pour aller d’un coté à l’autre du village. Lorsque, plus tard, les gens nous disent qu’il y a beaucoup d’accidents depuis la nouvelle route, nous n’avons aucun mal à les croire…

L'autoroute se faufile entre les montagnes

Il se fait tard et nous cherchons un endroit pour la nuit mais chaque fois que nous bifurquons sur un chemin en pensant trouver un champ, nous arrivons à des maisons ou à un village.

Trois Albanais rencontrés dans un village


2. L’hospitalité Albanaise


Nous empruntons un énième chemin et cette fois ci il mène à un jardin. Une femme s’approche. Je veux lui demander si nous pouvons camper quelque part ici mais tout de suite elle nous fait signe de la suivre avec nos vélos dans son jardin. Nous rencontrons ensuite son mari, un homme grisonnant d’une cinquantaine d’années. Il s’empresse de me prendre par l’épaule pour me montrer sa sympathie puis il me remplit les poches de fruits. Tous deux parlent seulement albanais donc nous avons un peu de mal à nous comprendre. Assis dans le salon, l’homme essaie de nous expliquer que nous devons mettre nos vélos à l’intérieur et ensuite nous allons aller en voiture chez sa mère ! Nous ne sommes pas sûrs d’avoir bien compris. Pourquoi veut il nous emmener chez sa mère si soudainement ?! Peu importe, ces gens respirent la gentillesse. En voiture !

Nous nous retrouvons une fois de plus sur l’autoroute mais cette fois nous sommes dans une veille voiture à moitié démantelée. L’antique autoradio recrache continuellement la cassette comme s’il avait une méchante indigestion de cette musique folklorique qu’il a diffusé maintes fois. La voiture tremblote tellement que nous nous sentons plus en sécurité sans nos ceintures. De toute façon, beaucoup de conducteurs considèrent que c’est une insulte de la part du passager s’il met sa ceinture. A ma grande surprise, l’homme met son clignotant à gauche puis profite d’un trou dans la barrière centrale de l’autoroute et traverse les deux voies opposées pour se rendre à la station service d’en face. Ce n’est pas un raccourci, c’est la seule façon d’aller à la station service où nous rencontrons Granit, le fils de notre brave pilote. Granit travaille de nuit comme pompiste, il parle anglais et il nous explique que nous allons à une fête chez sa grand-mère et que nous allons adorer !

A table pour la fête de la montagne !

La grand-mère de Granit habite dans un petit village au pied de la montagne. A peine arrivés, une trentaine de personnes nous saluent et nous souhaitent la bienvenue. Nous racontons brièvement notre voyage à Abaz (qui parle un anglais parfait) puis il nous explique de quoi retourne la fête de ce soir :
« C’est une fête en l’honneur de la montagne, pour que les récoltes soient bonnes. Nous nous retrouvons ici tous les ans, moi-même je fais le voyage depuis l’Angleterre avec mes deux enfants pour l’occasion. La tradition veut que des jeunes hommes grimpent au sommet de la montagne pour y passer la nuit tandis que les femmes préparent le gateau traditionnel. Tu vois le jeune homme en bleu là derrière ? Hier, il a dormi au sommet, à plus de 2000 mètres. »

La grand-mère de Granit

Hier à la même heure j’étais cloué au lit avec 40 de fièvre, et aujourd’hui je suis en Albanie chez une mamie en face d’un délicieux repas… Quel idiot j’ai été d’oublier mes antibiotiques chez notre hôte ! Tout le monde ripaille tandis que je regarde avec envie les crudités, la viande grillée et la bière. Je refuse poliment, une fois, deux fois, puis j’en mange un peu. C’est très bon. Nous goutons beaucoup de spécialités locales dont le fli, un plat traditionnel Albanais dont la préparation prend des heures, et le notre a été soigneusement préparés par la grand-mère.

Plusieurs personnes nous parlent de l’Albanie, de la succession de régimes répressifs qui a fait de leur pays un des états les plus pauvres d’Europe, mais aussi de l’esprit de famille et de la générosité des Albanais. Ils sont très heureux que nous soyons ici, que nous visitions leur pays malgré la mauvaise réputation qu’a l’Albanie à l’étranger. Nous pouvons témoigner de l’hospitalité des Albanais.
Nous discutons de notre route avec un oncle, il nous demande :
« Où allez-vous après Kukës ? »
Nous : « On va en direction du sud, en direction de Peshkopi… »
Lui : « Mais depuis ici vous ne pouvez pas aller à Peshkopi, il y a la montagne… »
Nous : « Il y a une route sur notre carte, on pense la suivre. »
Lui : « Je voudrais bien voir votre carte, vous ne l’avez pas là ? Il y a bien une route qui traverse les montagne mais vous ne pouvez pas la prendre en vélo. Il y a des passages très difficiles, sans asphalte. J’ai traversé la montagne il y a une dizaine d’années, à l’époque nous avions une Land Rover et c’était déjà difficile… »
Nous : « Mais… je pense que nos amis David et Christelle sont passés par là en vélo, c’est donc possible! »
Lui : « Ca m’étonnerait… en tout cas je travaille dans l’armée et je vais vous passer un numéro que vous pourrez appeler si jamais vous avez un problème. »
Cette discussion nous a un peu mis en doute mais nous ne sommes pas contre un peu d’aventure.

Après le repas, la soirée continue dans la bonne humeur avec des danses Albanaises et de la musique folklorique. Tina danse en cercle avec les femmes jusqu’à tard dans la nuit pendant que mon estomac essaie de digérer.

Danses Albanaises

Les femmes dansent la danse des hommes

De retour chez nos hôtes, ils nous préparent une chambre pour la nuit. Le lendemain matin, le petit déjeuner est servi dans le salon. De délicieux beignets avec un verre de lait. Nous discutons avec Granit, le fils ainé de la famille. A 17 ans, il parle anglais couramment. Il va terminer le lycée et voudrait partir en Angleterre pour étudier.

Avec Granit, sa mère, sa petite sœur et son chat 🙂

Nos hôtes nous invitent à rester plusieurs jours chez eux mais nous ne voulons pas abuser de leur hospitalité. Nous avons décidé de partir ce matin et profiter du beau temps pour traverser la montagne. La mère de Granit nous offre a chacun un tapis de table qu’elle a cousu elle-même à la main puis nous donne des pommes, des poires et des beignets avant de nous souhaiter bonne route.

3. Une route dans les montagnes


Nous reprenons l’autoroute qui mène à Kukës et cherchons la route qui nous mènera dans la montagne au sud. Apparemment nous l’avons ratée mais nous n’avons vu aucune bifurcation. Nous faisons demi tour, traversons un talus puis un champs et nous rejoignons finalement la route de Peshkopi !

Sur la route de Kukës

Les premiers kilomètres sont faciles, nous traversons quelques villages aux maisons rapiécées. Les gamins intrigués par nos vélos nous courent après. Parfois il nous accompagnent en vélo jusqu’à la sortie du village en nous posant mille questions en Albanais.

Un vélo un peu grand… et un peu rouillé !

Après une dizaine de kilomètres, les trous dans l’asphalte ont cédés leur place à une route caillouteuse. Un 4×4 s’arrête à notre hauteur et le conducteur nous demande où nous pensons aller. Nous lui répondons simplement Peshkopi. Il écarquille les yeux en nous disant que la route est en très mauvais état et que la pente est dure, que nous allons devoir pousser nos vélos sur six ou sept kilomètres dans les cailloux pour commencer.
Je lui demande alors : « Dans la montée, c’est des caillasses comme ici ? »
Il répond : « non, c’est bien pire ! »

Une nouvelle fois, nous hésitons mais il en faut plus pour nous démoraliser. Après quelques kilomètres, nous sommes au pied de la fameuse montée. C’est difficile, très difficile mais pas impossible. La plupart du temps nous arrivons à avancer sans pousser les vélos, en pédalant tout doucement. Nous nous arrêtons régulièrement pour reprendre notre souffle, assis à l’ombre à coté des vélos.

Grimpette dans les cailloux

La route passe par de nombreux villages. Lorsque nous croisons un 4×4 conduit par un gamin de 10 ans, je me demande si j’hallucine, si le soleil me tape trop sur la tête, puis le 4×4 repasse et repasse encore, c’est bien un gosse de 10 ans qui fait des allers et retours dans la village au volant d’un énorme 4×4 !

Un berger et ses moutons

Arrivés au sommet, nous admirons le paysage magnifique derrière nous et les montagnes majestueuses qui se dressent devant nous.

Dans l’après midi nous croisons quatre cyclistes polonais ! Ils sont à bout de forces et à bout de nerfs. Ils nous racontent que la route qui nous attend est épuisante, qu’elle n’a de cesse de monter et descendre, qu’il n’y a aucun endroit où acheter à manger jusqu’à Peshkopi et qu’il y a un peu plus loin des gamins qui leur ont lancé des cailloux. Malgré leur détresse, nous sommes plutôt soulagés car nous sommes maintenant convaincus qu’il est possible de rejoindre Peshkopi à vélo !

Dans la montagne…

Un peu plus tard, nous nous arrêtons pour manger un morceau et nous regardons avec appréhension les orages qui s’abattent sur les montagnes au loin. La vallée gronde. Nous ne tardons pas à regagner nos montures. Un peu plus loin, nous rencontrons les gamins dont les Polonais nous ont parlés. Ils nous ont aussi lancés des pierres 🙁

Lorsque nous arrivons à une portion de route fraichement goudronnée, nous croyons rêver. Rouler sur l’asphalte est un luxe dons nous pensions nous passer jusqu’à Peshkopi. La route qui sillonne la montagne est de toute beauté et nous pouvons enfin nous laisser aller dans les descentes sans craindre de déraper. Un pur bonheur !

Une portion d’asphalte toute neuve, le bonheur tient à peu de choses!

Les montagnes où nous irons demain 🙂

En fin d’après midi, Tina repère un coin où nous pourrions camper. La vue est de toute beauté et nous ne regrettons pas d’avoir poussé les vélos dans la caillasse et dans l’herbe pour atteindre notre petit paradis. Assis devant notre tente, nous regardons le soleil se coucher. Doucement la nuit s’installe.

Coucher de soleil dans la montagne…

Non loin de notre campement, un couple descend la montagne précédé par une étrange boule de foin avec deux oreilles et quatre pattes… un cheval ?!! Nous nous sentons ailleurs, loin du monde que nos connaissons, jusqu’au moment où nous remarquons que l’homme téléphone. Un Iphone !?

La montagne, un couple, un Iphone et un cheval dissimulé sous une boule de foin : l’Albanie

La nuit tombe sur la vallée…

Au réveil, le soleil donne sur notre tente. Nous ouvrons la fermeture et nous apercevons la montagne. Nous prenons notre petit déjeuner non loin d’un jeune berger qui garde un troupeau de mouton. Il n’ose pas venir nous parler mais il nous regarde ranger notre tente et préparer nos vélos.

Réveil dans la nature…

Un jeune berger qui garde un troupeau à coté de notre tente

Rouler dans la montagne avec l’air frais du matin est vraiment agréable. Nous passons à coté d’une source, l’endroit idéal pour faire une petite pause. Nous remplissons nos bouteilles, puis nous décidons de nous laver et finalement, pour ne pas faire les choses à moitié, nous lavons aussi les trois quarts de nos fringues. La petite bassine pliable que nous avons emportée à cet effet est vraiment pratique.

Séchage improvisé entre les vélos…

Lorsque tout est sec, nous enfourchons à nouveau nos bécanes et entamons une longue descente interrompue par une petite frayeur : mon frein arrière a lâché, il n’était pas assez serré et le câble a glissé dans l’étrier juste avant un virage. Un brin de bricolage puis nous filons jusqu’en bas de la vallée.

Longue descente dans la vallée

Nous arrivons à des travaux, signe malheureux de la fine de l’asphalte… Nous passons entre les pelleteuses puis en face d’un café (un peu perdu pour le coup) duquel un homme nous interpelle pour nous inviter à sa table. Il nous raconte un peu sa vie autour d’un verre avant que nous reprenions la route. Dans la caillasse nous remontons pendant des heures tout ce que nous venons de descendre. Quelques maisons isolées sont habitées par des bergers ou des fermiers et souvent entourées d’animaux. Lorsque je n’en peux plus de pédaler sous cette chaleur, je m’assois simplement le long de la route, l’esprit vide… Où Tina trouve-t-elle la force de pédaler ?

Des kilomètres de galères…

… presque au sommet

Après une dizaine de kilomètres, la route devient plus facile. Des gamins dans les champs courent pour nous saluer ou simplement pour nous voir passer. Ils se tiennent debout à coté de nous, grand sourire sur les lèvres, les yeux qui pétillent et ils nous posent inlassablement les deux ou trois questions qu’ils connaissent en anglais : « Do you speak English ? » , « My name is ? » , ils froncent les sourcils ou écarquillent les yeux lorsqu’on leur répond et reprennent inlassablement « Do you speak English ? » , « My name is ? »
Certains gamins nous parlent en albanais, nous leur répondons avec la même assurance en français, puis ils enchainent en albanais et ainsi de suite dans d’étranges dialogues de sourds.

Deux gamines courent pour nous voir

La suite de la journée est aussi difficile que belle. Comme on nous l’a annoncé, la route n’en fini plus de monter et descendre. Nous tournicotons comme s’il fallait rejoindre chaque point sur la carte. Nous croisons plusieurs fois des gens à cheval ou bien sur des mules. Tout le monde nous salue, les rares voitures nous klaxonnent, l’Albanie est un pays incroyablement accueillant.

Un éboulement sur la route mais nous avons pu passer finalement

Depuis plus d’une heure nous cherchons en vain un endroit pour la nuit. Je suis à bout de forces, et je ne pense plus à rien d’autre qu’à notre soupe. Les terrains sont tous trop pentus… Après un village, je propose à Tina que nous nous installions dans un champ privé. Au même moment, un homme passe sur son cheval. Nous lui demandons s’il pense que nous pouvons dormir dans le champ voisin et, étonné par notre question, il nous répond qu’il n’y a aucun problème, qu’ici les gens sont gentils et qu’on peut dormir où l’on veut.

Il nous aide à pousser les vélos par-dessus un talus puis nous demande si nous voulons à manger ou à boire. Nous refusons car nous ne voulons pas profiter du peu qu’ils ont, mais une demi heure plus tard, il est de retour avec des bouteilles d’eau et accompagné de quelques gamins. Nous sommes en train de cuisiner et les gamins s’assoient en rond autour de notre réchaud. L’homme nous pose quelques questions et traduit les réponses aux gamins qui semblent émerveillés par notre présence ici. Il parle anglais car il a travaillé en Angleterre mais aujourd’hui il vit dans la montagne: «Il n’y a pas de travail ici, pas d’argent, mais il y a la nature, le silence et la beauté. La vie est dure mais j’ai fait mon choix » .

Coucher de soleil sur les sommets

Sans surprise, le lendemain matin à la première heure, les gamins sont déjà là pour nous regarder partir. Ils se tiennent debout, regardent nos moindres gestes et parfois se glissent quelques mots de commentaires en souriant. Nous demandons à l’un d’eux de remplir une bouteille et il part en courant au village. Nous avons presque pitié pour les autres qui paraissent déçus de ne pas avoir été choisis. Lorsque nous partons, nous donnons à chacun un tampon sur chaque bras, ce n’est rien à nos yeux mais cela suffit à ce qu’ils rayonnent… Les gosses comme les adultes paraissent souvent beaucoup plus heureux lorsqu’ils vivent en contact avec la nature.

Les gamins que nous avons tamponnés… et encore des chevaux dissimulés !

Cette journée ressemble plus ou moins à la précédente, avec un peu moins de difficultés toutefois. En début d’après-midi nous retrouvons l’asphalte, puis nous arrivons enfin à Peshkopi. Non seulement cette route était faisable en vélo, mais c’est également à ce jour la plus belle route que nos avons prise depuis notre départ… Si la beauté est à ce prix, nous le payerons sans marchander.

En route pour Peskopi


4. Peshkopi


Peshkopi est une ville qui n’est pas dénuée de charme mais après le calme de la montagne, le retour au désordre de la ville nous parait illogique… Plutôt que de trainer les rues, nous nous installons à une terrasse pour manger un morceau puis nous prenons un café et reprenons notre route. Mais quelle route ? Bonne question… Nous nous trompons plusieurs fois et remontons les rues pentues de la ville. Tina est fatiguée de notre périple et du regard insistant des hommes (l’Albanie est un pays musulman et à Peshkopi, il est assez rare que les hommes aient l’occasion de voir des occidentales en tenue de sport).

Peshkopi

Nous nous arrêtons tôt pour dormir dans un champ non loin de la frontière Macédonienne. Alors que nous cuisinons, un bruit attire mon attention : toc-toc-toc… toc…
Il y a deux tortues qui copulent à quelque mètres de nous ! Laissons les tranquille 😉

Bientôt en Macédoine, le dernier pays des Balkans

Le lendemain sur la route, nous regrettons presque les cailloux car l’asphalte est une succession de petites bosses qui font claquer nos dents et vibrer notre corps comme si nous avions des marteaux piqueurs à la place des pneus. Heureusement, ça ne dure pas longtemps, nous sommes déjà en vue de la frontière macédonienne.

Nous quittons l’Albanie avec le sentiment d’avoir entrevu un pays magnifique où les extrêmes se côtoient. Nous avons adoré l’Albanie 🙂

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 Posted by at 1:46 pm

  4 Responses to “17. Albanie”

  1. I love looking at the photos from your trip; I added you on Flickr. You’re a really talented photographer!
    Too bad I can’t read French. 😉

    Linus

  2. Hi Linus, thanks for your comment 🙂
    Nowadays I write my articles in English…
    Cheers, JP

  3. Salut! Juste un petit com car j ai emprunté cette même route il y a quelques jours. Je dois avouer que mon ressenti se trouve plus proche des Polonais que vous avez croisés! Cette route exténuante est certes magnifique! Mais a plusieurs reprises les gamins (souvent très gentils) ont essayés de me chourer des trucs sur mon vélo , de savoir son prix , le jet de cailloux était également au programme , et en dessert quelques doigts d honneur….. Avis donc mitigé sur ce coin de la carte! A bon entendeur!
    tchouss!

  4. Salut Bastien,
    Ils ont terminé de refaire l’asphalte?
    J’étais là bas il y a 3 ans mais, et malgré une tripotée de sales gamins, c’est vrai que j’en ai gardé un très bon souvenir. Il faut dire qu’on avait bien pris notre temps et on s’attendait à beaucoup plus dur car un mec de l’armée nous l’avait présentée comme quasi-impossible… mais les gens exagèrent toujours un peu 😉
    Bonne route à toi =)
    JP

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